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Les collections

 
   
Tous les genres sont heureusement présents : scènes historiques ou mythologiques, paysages (flamands et italiens en particulier), motifs décoratifs, mais encore portraits, caricatures, académies, physionomies humaines et animales...
La collection offre également un large panorama des techniques du dessin : pierre noire, lavis, sanguine ou aquarelle.
   

Le Postillon (J.H. Fragonard)

L’École française est la mieux représentée, avec quelques chefs-d’œuvre, comme les douze dessins de Jean Honoré Fragonard, dont les portraits (Portrait de M. Bergeret, Le Postillon, etc.) témoignent tout particulièrement de la finesse et du talent. Hubert Robert, Elisabeth Vigée-Lebrun, Oudry, et pour le XVIIe siècle, Philippe de Champaigne ou Charles Lebrun composent un panorama varié et de grande qualité. La collection française se caractérise également par la forte présence d’artistes « méridionaux » : le montpelliérain Sébastien Bourdon, le nîmois Charles Natoire (dont le musée possède 67 dessins) ou le marseillais Pierre Puget en sont quelques exemples.
   
S'ils ne sont pas les plus nombreux (136 au total), les dessins de l’École italienne comptent néanmoins parmi les plus beaux du Musée Atger. Les plus grands noms s'unissent pour former une collection prestigieuse. Le Guerchin, les Carrache, le Dominiquin, Véronèse, le Titien ou Tintoret sont quelques-uns des plus célèbres. Mais le fleuron de la collection est sans conteste le vénitien Giambattista Tiepolo. Avec ses vingt-six dessins, le Musée Atger possède la plus importante collection publique française de cet artiste. Il y fait montre d'une verve et d'une vivacité exceptionnelles, et suffit à faire comprendre la préférence d'Atger pour le dessin, cet art où il voyait « une chaleur, une énergie et une expression » rarement égalées dans les tableaux, ces « copies coloriées ».

Tête d'homme au turban (G. Tiepolo)

   

David terrassant Goliath (Rubens)

L’École du Nord, enfin, rassemble les artistes allemands, polonais, belges ou suisses, mais surtout flamands et hollandais. On peut citer Brueghel, van Dyck, Jordaens et bien sûr Rubens, dont le musée possède deux dessins aux thèmes classiques.

Il faut rajouter à cet ensemble les estampes, souvent conservées dans de volumineux albums, et une trentaine de tableaux, dont le plus marquant est celui de Michel Serre représentant un épisode de la Peste de Marseille en 1720 : le quai de la Tourette.